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Portrait général

Géographie

La nation innue compte quelque 15 000 personnes, ce qui en fait la deuxième nation autochtone en importance au Québec.

Au Québec, les Innus, autrefois appelés Montagnais, vivent principalement dans neuf communautés. Sept d'entre elles sont réparties sur 900 kilomètres du littoral du fleuve Saint-Laurent, à partir de Tadoussac jusqu’à la frontière du Labrador. Les deux autres communautés vivent respectivement sur le bord du lac Saint-Jean et au cœur de la région nordique du Québec, près de la frontière du Labrador.

Le territoire traditionnel de la nation innue est le domaine de la forêt boréale qui couvre la totalité des grandes régions administratives du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et de la partie nord de la région de la Capitale-Nationale (Québec). Peuple de chasseurs et de cueilleurs, les Innus sont des nomades contraints de se sédentariser. Malgré tout, la langue et la culture innues sont encore très vivantes dans la majorité des communautés.

Profil socioéconomique

Une population jeune

Selon le recensement de 2001, le tiers des Innus habitant dans les réserves indiennes est âgé de moins de 15 ans, alors qu’au Québec, comme au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, moins du cinquième de la population est âgé de moins de 15 ans.


Une population sous-scolarisée

Selon le recensement de 2001, plus de la moitié de la population innue âgée de 20 à 34 ans et habitant dans les réserves indiennes n’a pas terminé ses études secondaires. Or, au Québec, seulement 16 % de la population de ce même groupe d’âge n’a pas terminé ses études secondaires.


Une population sous-représentée sur le marché du travail

Selon le recensement de 1996, moins du tiers de la population innue âgée de 15 ans ou plus et habitant dans les réserves indiennes occupait alors un emploi. Or, au même moment, au Québec comme au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, près de la moitié de la population âgée de 15 ans ou plus avait un emploi.


Le cas d’Essipit

Les données du recensement de 2001 démontrent que le taux de chômage chez les Innus d’Essipit est inférieur à celui de la MRC voisine et que, par conséquent, les revenus de ces derniers sont supérieurs. Il faut cependant noter que tant Essipit que la Haute-Côte-Nord sont dans une situation économique inférieure à la moyenne québécoise.

Langue, culture et économie

Les neuf communautés innues sont très différentes les unes des autres tant par leur situation géographique ou socioéconomique et leur taille que par la présence en leur sein de la culture et de la langue innues.

La langue innue est la langue maternelle en usage dans la quasi-totalité des communautés. Partout, la langue seconde est le français, à l’exception de Pakuashipi où l’anglais est aussi utilisé.

Les Innus ont mis sur pied plusieurs organisations dans différents domaines d’activité dans le but de favoriser notamment l’épanouissement et la diffusion de leur culture de même que leur essor économique. L’Institut culturel et éducatif montagnais (ICEM) et la Corporation de développement économique montagnaise (CDEM) en sont des exemples.

 

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